L’Orchestre du Capitole en concert à Graulhet

Concert de l’Orchestre National du Capitole de Toulouse
Jeudi 09 avril 2009 à 20h30
Au Forum de Graulhet

Programme

Ludwig van Beethoven 1770-1827
Egmont, ouverture

En 1809, le directeur du Hoftheater de Vienne commande à Beethoven une musique de scène pour la reprise d’Egmont, drame de Goethe. Beethoven, qui vénère le grand poète, se met au travail avec ardeur, et achève sa musique (ouverture et neuf numéros) pour la représentation de juin 1810 à Vienne.
L’ouverture offre un condensé de l’action de la pièce : l’introduction – sostenuto ma non troppo – expose un thème puissant qui évoque la lutte contre la tyrannie (lutte des Pays-Bas espagnols pour leur émancipation au XVIe siècle sous l’impulsion du comte Egmont) ; puis un thème fait intervenir l’amour de Clara (personnage créé par Goethe), symbole de l’aspiration à la liberté ; enfin, un allegro se développe autour du thème de la révolte menée par Egmont, révolte qui s’achève par la mort du héros qui a gagné la liberté pour sa patrie. La péroraison finale est bien un chant de « Victoire ».

Durée de l’oeuvre : 8 ‘

Joseph Haydn
Concerto n° 1 pour violoncelle et orchestre en ut majeur, Hob. VII b1

  • Moderato
  • Adagio
  • Allegro molto

C’est une oeuvre dont on ne connut longtemps l’existence que par les catalogues établis par Haydn en 1785 et 1805 ; elle était considérée comme perdue jusqu’en 1961, lorsqu’on en trouva une copie de l’époque de Haydn dans les fonds du musée national de Prague. Cette copie authentifiée pourrait être de la main de Joseph Weigl, violoncelliste de l’orchestre Esterhazy pour qui Haydn l’avait vraisemblablement composé. Daté des années 1761-62, il est donc contemporain des quatre symphonies « Matin, Midi et Soir » où l’on voit quelques archets solistes dialoguer avec l’orchestre.
Le premier mouvement, Moderato, opère une synthèse de la forme sonate en trois sections, chacune introduite par le thème principal, et du rondo typique des concertos baroques qui fait alterner tutti et soli. Le thème principal, qui se modifie légèrement à chacune de ses apparitions, rappelle, par sa carrure et sa rythmique, celui d’une marche, caractéristique des oeuvres de jeunesse de Haydn.
L’Adagio, pour cordes seules est de forme ternaire ; il permet au soliste de faire chanter avec plénitude une mélodie d’une grande douceur, marquée par moments d’accents majestueux.
Dans le finale, Allegro molto, fait irruption toute la fougue juvénile, irrépressible, du nouveau maître de chapelle des Esterhazy. Sur un rythme trépidant, le violoncelle se lance dans une course effrénée qui s’apparenterait à un mouvement perpétuel si elle ne faisait preuve à chaque instant d’une imagination constante.

Anton Dvorak 1841-1904
Symphonie n° 9 en mi, op.95 « Nouveau Monde »

  • Adagio – Allegro molto
  • Largo
  • Scherzo – Molto vivace
  • Allegro con fuoco

En 1892, Dvorak est invité aux Etats-Unis par le Conservatoire de New York, il y restera 3 ans. De janvier à mai 1893, entre le Te Deum et le Quatuor en fa majeur, il compose sa dernière symphonie en hommage au Nouveau Monde. Il adapte avec une remarquable homogénéité des éléments américains à sa musique, mais plutôt des rythmes et des modes typiques que de véritables thèmes. « J’ai tout simplement écrit des thèmes à moi, leur donnant les particularités de la musique des Noirs et Peaux-rouges ; et, me servant de ces thèmes comme sujet, je les ai développés au moyen de toutes les ressources du rythme, de l’harmonie, du contrepoint et des couleurs de l’orchestre moderne ».
Le premier mouvement s’ouvre par une introduction faite d’appels mystérieux aux bois et au cor avant que les thèmes se développent ; l’un rappelle celui de la « Noce paysanne » de la Moldau de Smetana. Le Largo avait été intitulé « Légende » ; il s’inspire d’un poème de Longfellow, plus particulièrement de l’épisode des « Funérailles dans la forêt » dans une mélodie nostalgique si typiquement américaine qu’on l’a crue d’origine populaire ; mais c’est la fameuse chanson américaine « Going home » qui lui doit son thème. Le Scherzo, toujours inspiré par le poème, évoque une danse de Peaux-rouges, bien que son écriture s’apparente à celui de la Neuvième de Beethoven… Le Finale mêle des thèmes nouveaux au rappel du premier thème et à des citations modifiées des autres mouvements, dans un élan grandiose que des évocations nostalgiques n’assombrissent que passagèrement.
Symphonie du Nouveau Monde, certes, mais qui reste très tchèque ; riche, puissante et d’une remarquable clarté, elle jouit d’une popularité universelle.
Elle fut créée le 15 décembre 1893 au Carnegie Hall de New-York sous la direction d’Anton Seidl.

Durée de l’œuvre : 40′ environ.

Les artistes

Ken-David Masur
Chef d’Orchestre

Ken David Masur devient en 2007/2008 chef résident du San Antonio Symphony Orchestra lui permettant de diriger cet orchestre dans plus de 80 concerts par saison. La saison prochaine il dirigera le concert d’ouverture du San Antonio Symphony dans le Concerto pour Violon et Orchestre avec Gil Shaham comme soliste et la Carmina Burana de Carl Orff. Ken-David Masur travaille en tant que chef de chœur et, en 2005, est invité pour préparer La Passion selon saint Matthieu de Bach avec le Chœur de Radio France et le Chœur d’Enfants. Il est depuis un invité régulier du Chœur de Radio France avec lequel il dirige son premier concert à la tête de l’Orchestre du Conservatoire de Paris en 2005/2006. En 2006, il est l’assistant de Sir Colin Davis à l’Orchestre National de France sur une production de The Planets de Holst. Dans le cadre de l’EuroSilesia Festival, il dirige en 2007, des concerts avec l’Orchestre du Conservatoire d’Opole en Pologne. En 2008, il dirige l’Orchestra Sinfonica Brasileira de Rio de Janeiro et le City Chamber Orchestra de Hong Kong. De 2002 à 2007, il suit des cours de chant à la Hochschule für Musik de Berlin dans la classe de Thomas Quasthoff. En 2005, son rôle de Don Alfonso dans un enregistrement de Cosi fan Tutte et ses récitals donnés au Mendelssohn Festival en Allemagne, ont été salués par la critique. K.D. Masur a donné des récitals de lieder à New York, San Francisco, Hong Kong, Tokyo, Berlin, Detmold et au Festival « Les Muséiques » de Bâle. Né en Allemagne, Ken-David Masur a pour principal professeur de direction son père Kurt Masur, mais il étudie également avec Jeffrey Milarsky à l’Université de Columbia. Il suit les master-classes de Jorma Panula, Zdenek Macal et George Manahan. Il débute la direction d’orchestre en 1998. En 1999, il co-fonde la Columbia University Bach Society Orchestra and Choir et, en tant que premier directeur musical de cette formation, dirige de nombreux concerts à New York. En 2001, il effectue à sa tête une tournée en Allemagne saluée par la presse.

Pierre Gil
Violoncelle

Pierre Gil commence ses études musicales au Conservatoire National de Région de Bayonne où il suit les cours de Jacques Doué. Il obtient très jeune les Médailles d’or de solfège, musique de chambre et violoncelle. En 1984, il entre au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris où il étudie le violoncelle avec P. Muller et la musique de chambre avec M. Bourgues, M. Parrenin et R. Pidoux. Il y obtient deux Premiers Prix en 1988.
Durant cinq ans, il est violoncelliste à l’Orchestre Symphonique du Rhin à Mulhouse. Il participe à de nombreux concerts dans la région : il est violoncelle solo de l’Orchestre de Chambre « La Folia » et membre fondateur du Quatuor Arkan.
Depuis 1994, il est violoncelle solo de l’Orchestre National du Capitole de Toulouse.

Tarifs :

  • Plein tarif : 12 euros
  • Tarif réduit : 5 euros
  • Tarif groupe : 10 euros

Renseignements :
Office de Tourisme de Graulhet
1 square Maréchal Foch – 81300 Graulhet
Téléphone : 05 63 34 75 09
Email : graulhet.ot@wanadoo.fr
Site Internet : www.ville-graulhet.fr

Source, affiche et photo : communiqué de l’Office de Tourisme de Graulhet.


Ces articles peuvent également vous intéresser :
  1. Orchestre batterie fanfare de Graulhet en concert
  2. Rencontres de l’emploi à Graulhet
  3. Le peintre, sa muse à Graulhet
  4. Festivités d’hiver à Graulhet