
Avec la 27ème foire Biocybèle, les Journées Nature, les Rendez-vous aux Jardins ainsi que Cinéfeuille 2009, le mois de juin sera sous la couleur verte, la couleur de la nature.
Il est donc d’actualité de poursuivre la sensibilisation des populations sur les dangers qui visent l’environnement.
Le mois dernier, le blog publiait un dossier sur les AMAP qui abordait brièvement le problème des pesticides. Aujourd’hui, au risque de heurter certaines personnes, je souhaite aller plus loin dans cette démarche en consacrant un dossier complet sur ce fléau qui menace la santé de nos enfants et la pérennité de notre planète.
La France est le premier consommateur européen de pesticides et le 3ème consommateur mondial avec 76 000 tonnes répandues en 2008. Presque autant que les États-Unis mais avec une surface agricole 10 fois plus petite !!
Depuis plus de 50 ans, les pesticides sont utilisés en quantités considérables par l’agriculture intensive.
On retrouve des résidus de pesticides partout : dans l’air, dans l’eau, dans les sols, mais aussi dans l’eau de pluie et le brouillard !
Les pesticides sont également présents dans nos aliments : plus de 50% des fruits et des légumes produits par l’agriculture intensive en contiennent. Ils finissent finalement dans nos organismes, apportés là par l’eau et les aliments consommés. Nos organismes hébergent ainsi des centaines de molécules toxiques dont de très nombreux pesticides.
De plus aujourd’hui, les pesticides appelés également produit phytosanitaires (c’est tellement plus joli et moins négatif), ne sont pas seulement utilisés dans l’agriculture mais aussi dans les jardins particuliers, dans les parcs publics, pour l’entretien de la voirie, des voies ferrées, des aires de loisirs… à l’intérieur même de nos propres maisons avec les insecticides aérosols et autres “vaporisateurs-tuent-bestioles”.
Il faut savoir que les pesticides sont des POP : des Polluants Organiques Persistants qui perdurent dans l’environnement. Ils s’accumulent dans les graisses et sont, d’une manière générale, dangereux pour la santé : cancers, altération du système immunitaire, problèmes de reproduction…
1 / Définition
Un pesticide est une substance émise dans une culture pour lutter contre des organismes nuisibles. C’est un terme générique qui rassemble les insecticides, les fongicides , les herbicides, les parasiticides. Ils s’attaquent respectivement aux insectes ravageurs, aux champignons, aux « mauvaises herbes » et aux vers parasites.
Ils englobent donc les substances « phytosanitaires » ou « phytopharmaceutiques ».
Dans une acception plus large, comme celle de la réglementation européenne , ce peut être des régulateurs de la croissance, ou des substances qui répondent à des problèmes d’hygiène publique (par exemple les cafards dans les habitations), de santé publique (les insectes parasites [poux, puces] ou vecteurs de maladies telles que le paludisme et les bactéries pathogènes de l’eau détruites par la chloration), de santé vétérinaire, ou concernant les surfaces non-agricoles (routes, aéroports, voies ferrées, réseaux électriques…).
2/ Historique
L’utilisation des pesticides en agriculture remonte à l’antiquité cependant, elle s’est généralisée au XIXème siècle avec les progrès de la chimie minérale (sulfate de fer, sulfate de cuivre,…).
Pendant la première guerre, le développement de la chimie organique avec notamment les recherches sur les armes chimiques, dont le gaz moutarde, ont permit la mise au point des produits organochlorés comme le DDT qui domina le marché de l’insecticide jusqu’au début des années 70.
Après la seconde guerre, une autre variété de produits fut mise sur le marché : les produits organophosphorés, comme le malathion.
De 1945 à 1985, la consommation de pesticides a doublé tous les dix ans.
Certes les pesticides ont constitué un énorme progrès dans la maîtrise des ressources alimentaires et l’amélioration de la santé publique (en particulier dans la lutte contre les insectes, vecteurs de maladies), mais le revers de la médaille est apparu rapidement : des phénomènes de résistance chez les insectes, puis des troubles de la reproduction chez les oiseaux, ont montré de façon spectaculaire les limites et les dangers de ces substances pour l’environnement, pour les écosystèmes mais également pour l’homme.
Les produits phytosanitaires sont pour la plupart fabriqués par de très grosses multinationales de l’agro-chimie qui travaillent également dans le secteur des médicaments, des biotechnologies (notamment des OGM) et des semences. Les plus importantes de ces firmes s’appellent Aventis (fusion de Hoetsch et de Rhône Poulenc), Bayer, Monsanto ou Syngenta (fusion de Novartis et de Astra-Zeneca).
3/ Les différents types de pesticides
A/ Les insecticides
1) Les organochlorés
Ces pesticides (comme le DDT - Insecticide organochloré interdit en Europe depuis 1972) sont issus de l’industrie du chlore, ce sont pour la plupart des POPs (Polluants Organiques Persistants) et certains font partie de la « sale douzaine » de substances introduites par l’ONU (Organisation des Nations Unies) dans la Convention de Stockholm.
Ces pesticides sont normalement interdits d’utilisation en France à cause de leurs caractères persistants et bioaccumables ayant des conséquences irrémédiables sur la santé et l’environnement.
L’utilisation de pesticides organochlorés en agriculture a connu une forte expansion jusqu’au début des années soixante. Depuis la révélation de Rachel Carson, dans son livre « Silent Spring » la production de ces pesticides a diminué mais on les retrouve encore partout dans l’environnement : dans l’air, dans l’eau, dans les poissons…et dans le corps humain.
2) Les insecticides organophosphorés, les pyréthrinoïdes et autres insecticides chimiques
Les organophosphorés sont des pesticides qui ont en commun leur mode d’action sur le système nerveux des ravageurs. Ces insecticides ont en général une toxicité aiguë plus élevée que les organochlorés, mais ils se dégradent beaucoup plus rapidement. Dans cette catégorie de pesticides citons : le bromophos, le dianizon, le malathion, le phosmet, le dichlorvos…etc.
Plus récemment sont apparues les pyréthrinoïdes de synthèse. Leur composition se rapproche de celle du pyrèthre naturel, mais ce sont en réalité des pesticides chimiques comme les autres. C’est aujourd’hui la famille d’insecticides la plus utilisée.
Parmi les autres familles d’insecticides commercialisées, signalons les carbamates, les carbinols, les sulfones, les sulfonates, et quelques autres…
B/ Les fongicides
De la bouillie bordelaise aux molécules de synthèse.
Jusqu’à la seconde guerre mondiale, on luttait contre les maladies des plantes principalement avec comme seuls produits de la bouillie bordelaise (un mélange de sulfate de cuivre et de chaux) et du soufre.
Ces produits sont encore utilisés de nos jours, mais ils ont été largement supplantés par les fongicides de synthèse. Il existe de nombreuses familles de ces pesticides : carbamates, dérivés du benzène, dérivés du phénol, quinones, amines, amides, triazoles, etc. Leurs dangers pour la santé sont très divers. Certains, comme le captane ou le manèbe, sont considérés comme des pesticides cancérigènes probables.
C/ Les désherbants (ou herbicides)
Il en existe de très nombreuses familles : les phénols nitrés, les benzonitriles, les carbamates, les urées substituées, les amides, les triazines (dont fait partie la trop célèbre atrazine), les ammonium quaternaires, les sulfonurées, etc. Le plus célèbre d’entre eux, et le plus vendu dans le monde, est le glyphosate, plus connu sous le nom de Round Up. Les herbicides sont réputés comme étant généralement moins violemment toxiques que les insecticides (sauf des substances comme le paraquat et le diquat.). Ils sont néanmoins nombreux à être classés comme pesticides cancérigènes probables ou possibles (ex : alachlor, atrazine, simazine,…..). Ils sont également nombreux à être classés pesticides perturbateurs endocriniens.
D/ Les autres pesticides
A côté de ces trois grandes catégories de pesticides, bien d’autres produits existent, pour lutter contre les limaces (les molluscicides), contre les rongeurs (les rodenticides), contre les nématodes (les nématicides), contre les corbeaux (les corvicides), pour désinfecter le sol (les fumigants). Bref, il existe des pesticides contre tout ce qui peut nuire à l’agriculture intensive.
4/ Utilisation des pesticides
La France est le 1er consommateur européen de pesticides avec environ 100 000 tonnes de matières actives utilisées en France chaque année. Sur ces 100 000 tonnes, environ 94% sont destinés à l’agriculture, 3% aux jardins amateurs et 3% aux collectivités, administrations (DDE) et SNCF. Si les quantités utilisées par les jardiniers amateurs sont nettement inférieures à celles utilisées en agriculture :
- les lieux d’application des désherbants par les particuliers (fossés, pentes de garage, allées gravillonnées…) font craindre une pollution des eaux plus directe,
- les méthodes d’application des particuliers (sans protection, en oubliant parfois la nocivité des produits et en surdosant) font craindre un impact sur la santé.
5/ Les pesticides dans notre environnement
Déversés dans notre environnement lors des traitements, les pesticides y sont présents partout !
A/ Dans l’eau
D’après l’Institut Français de l’environnement (IFEN) on trouve des résidus de pesticides dans 96% des eaux superficielles et dans 61% des eaux souterraines en France analysées (Source : “Les pesticides dans les eaux” - Données 2003-2004, publiées en Août 2006). Sur environ 400 substances recherchées, 201 ont été mises en évidence dans les eaux de surface et 123 dans les eaux souterraines. Les herbicides sont les composés les plus retrouvés dans les eaux (Lire l’article “Pesticides dans les eaux: toujours plus!“).
B/ Dans l’air
Entre 1995 et 1996, l’INRA de Rennes a installé des stations de mesure de pesticides dans les eaux de pluie (Source : Environnement Magazine. N°1587 - mai 2000). Les résultats furent accablants : presque tous les échantillons contenaient des pesticides et 60% d’entre eux dépassaient les 0,1µg/l, Concentration Maximale Admissible (CMA) pour l’eau de distribution ! (Lire l’article “L’air francilien pollué aux pesticides“).
C/ Les brouillards
Ils sont aussi touchés, à des teneurs encore supérieures à celles des eaux de pluie : jusqu’à 140µg/l, soit 140 fois la CMA de l’eau potable. Un certain nombre d’études ont été réalisées sur ce sujet et les résultats concordent tous : la contamination par les pesticides est généralisée. En effet, les pesticides pulvérisés sur les cultures n’atteignent pas en totalité leur cible, loin s’en faut. On estime que lors de la pulvérisation 25 à 75 % des quantités de pesticides appliquées partent dans l’atmosphère (Source : Que Choisir ? n°341- septembre 1997), ce qui entraîne une contamination de l’air, des brouillards et des pluies par les pesticides.
6/ Les pesticides dans nos maisons
Nos maisons ne sont pas des abris étanches contre les pesticides. De nombreuses enquêtes ont prouvé que nos domiciles contiennent presque toujours des pesticides.
Ainsi une enquête américaine a mis en évidence la présence d’au moins un pesticide dans l’air des maisons étudiées. Une autre met en évidence la présence de 8 à 18 pesticides différents par habitation ! En Europe, le constat est le même, bien que dans notre pays nous ne disposions pas de données … apparemment faute d’études réalisées. Une étude allemande met en évidence la présence de perméthrine dans 90% des foyers étudiés. Plus étonnant encore, l’air intérieur de nos maisons semble être plus contaminé par les pesticides que l’air extérieur ! Récemment une étude a conclu que l’utilisation de pesticides à proximité immédiate des habitations avait pour résultat d’augmenter sensiblement leur présence résiduelles dans les habitations. Les chercheurs ont mis en évidence que les pesticides rentrent dans la maison principalement par la poussière et les particules de terre apportées de l’extérieur par les animaux domestiques et les personnes quand elles rentrent dans les maisons. Ajoutons que les pesticides présents dans les maisons peuvent avoir été utilisés à l’intérieur même des maisons ; c’est le cas des insecticides (plus de 80% des poussières collectées pour une étude allemande en contenaient). (Lire l’article original avec les références.)
7 / Les pesticides dans nos organismes
La contamination généralisée de l’environnement (air, eau de pluie, eau de boisson…) et de la nourriture par les pesticides rend inévitable la contamination de l’être humain par ces mêmes pesticides.
Les pesticides le plus souvent retrouvées dans les organismes humains sont bien sûr les pesticides les plus persistants et qui possèdent des propriétés de bioaccumulation (ces pesticides se concentrent dans les graisses à des teneurs de plus en plus importantes au fur et à mesure qu’ils remontent la chaîne alimentaire).
Depuis 1980, plus de 150 études réalisées dans 61 pays et régions du monde ont trouvé des POPs dans les tissus adipeux, dans le cerveau, dans le sang, dans le lait maternel, dans le foie, dans le placenta, dans le sperme et dans le sang du cordon ombilical des êtres humains dont de nombreux pesticides.
Une étude réalisée en 1999 aux Etats-Unis a permis de mettre en évidence la présence de résidus de pesticides organophosphorés (pesticides à base de phosphore) dans les urines. Toutes les personnes testées avaient des traces de ces pesticides dans leur organisme.
Les pyréthrinoïdes sont des insecticides utilisés en agriculture et aussi en horticulture. Ils sont utilisés également comme insecticide domestique. Une étude allemande publiée en mars 2001 s’est intéressée aux métabolites (produits de dégradation) de ces pesticides dans les urines d’un large échantillon de la population urbaine de Francfort. Les personnes retenues pour l’expérience n’étaient pas exposées à ces pesticides de par leur profession ou à la maison.
Résultats : des métabolites de pyréthrinoïdes les plus fréquemment trouvés dans ces urines étaient présents dans 65% des échantillons !
Une étude réalisée en 1998 en Australie a mis en évidence la transmission de résidus de pesticides (et d’autres polluants) de la mère à l’enfant pendant la grossesse.
Résultat : On a trouvé une moyenne de 3 pesticides chez chaque bébé (de 1 à 6).
Une autre étude, menée à Los Angeles, aux Etats-Unis cette fois, a montré, dans 30% des cas étudiés, la présence de DDE (produit de dégradation du célèbre pesticide DDT) dans le liquide amniotique dans lequel baigne le fÅ“tus pendant la grossesse. (Lire l’article original avec les références.)
8/ Les pesticides et la santé : toxicité aiguë
Les intoxications aiguës par les pesticides sont celles où, quelques heures après une exposition importante, des symptômes apparaissent rapidement. Ce sont les affections causées par les pesticides que les médecins connaissent le mieux.
Les personnes les plus fréquemment victimes d’intoxications aiguës par les pesticides sont bien sûr les agriculteurs, qui manipulent et appliquent ces pesticides sur leurs cultures. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a estimé qu’il y a chaque année dans le monde 1 million de graves empoisonnements par les pesticides, avec quelque 220 000 décès. En France, la Mutualité Sociale Agricole (M.S.A.) qui a en charge la médecine du travail et la prévention des risques professionnels des salariés agricoles, a trouvé des effets indésirables chez près d’un manipulateur sur 6 lors d’enquêtes portant sur une année d’utilisation professionnelle de pesticides. Les troubles aigus dûs aux pesticides frappent les muqueuses et la peau (40 % des cas étudiés), le système digestif (34 % des cas), le système respiratoire (20 %), le reste de l’organisme (24 %). À la suite de ces incidents lors du travail agricole, plus des deux tiers des victimes ont dû consulter un médecin. Parmi les paysans recensés dans cette banque de données de la MSA, 13 % font état d’une hospitalisation consécutive à l’utilisation de pesticides et 27 % ont dû recourir à un arrêt de travail momentané. Les jeunes enfants sont aussi très fréquemment victimes d’empoisonnement par les pesticides, habituellement suite à des ingestions accidentelles ou à des atteintes dermatologiques. Les pesticides organophosphorés et les carbamates sont à l’origine des cas d’empoisonnements par les pesticides les plus fréquents. (Lire l’article original avec les références.)
9/ Les alternatives
Il existe toute une palette de dispositifs et de pratiques qui permettent une diminution plus ou moins grande de l’utilisation des pesticides en agriculture.
L’agriculture biologique est celle qui offre aujourd’hui les meilleures garanties en matière de protection contre les pesticides de synthèse. En effet, elle s’est dotée d’un cahier des charges strict dans lequel il est prévu l’interdiction des pesticides de synthèse. Ne sont autorisés que des substances d’origine minérale comme le soufre, le cuivre ou d’origine végétale comme certains insecticides (roténone, pyrhétre), des purins végétaux et des algues calcaires (lithothamme) riches en oligo-éléments tendant à renforcer la résistance naturelle des plantes.
De plus, il faut souligner que ces obligations sont vérifiées par des analyses de sols et de produits réalisées par des laboratoires indépendants, aux frais des exploitants.
Les analyses de produits biologiques ne font qu’exceptionnellement apparaître la présence de résidus infimes de pesticides. Ainsi une étude conduite en 1999-2000 par l’INRA, la COOPAGRI Bretagne et l’Ecole Supérieure de Microbiologie et de Sécurité Alimentaire (ESMISAB) visant à comparer les niveaux de contamination par divers résidus toxiques des produits des agricultures biologiques et conventionnelle est sans appel. Aucun des 78 résidus de pesticides recherchés dans cette étude n’a été retrouvé dans les 94 produits issus de l’agriculture biologique testés. L’AFSSA reconnaît aussi, dans un rapport de 2003 que : « Le mode de production biologique, en proscrivant le recours aux produits phytosanitaires de synthèse, élimine les risques associés à ces produits pour la santé humaine et concourt à une moindre pollution environnementale, notamment de la ressource en eau. »
La production intégrée, qui se sert de certaines méthodes utilisées en agriculture biologique, a encore recourt à des quantités faibles de pesticides, est une voie intéressante, car elle diminue réellement les doses de pesticides. Ainsi, elle est très pratiquée en Suisse, sur les trois quarts de la surface agricole.
En France, l’Agriculture Durable, telle que mise en Å“uvre par le Réseau Agriculture Durable (RAD ) et André Pochon, permet la mise en place de systèmes nettement plus économes en intrants et pesticides. (Lire l’article original avec les références.)
10/ Conclusion
La première chose à comprendre (et peut-être même la seule) lorsque l’on aborde les pesticides, c’est qu’il s’agit avant tout d’argent. De beaucoup, beaucoup, beaucoup d’argent !!! Autant vous dire que pour la plupart des multinationales de ce secteur, la santé des populations et l’équilibre de la planète passent bien après l’aspect financier de la chose.
Par le biais d’études tronquées ou incomplètes on s’acharne à nous faire croire depuis des décennies que les pesticides, pardons les produit phytopharmaceutiques, sont sans danger pour l’homme et pour l’environnement.Ben voyons !!! Rien que le choix du terme “phytopharmaceutiques” est louche. C’est certain que parler de “pharmacie des plantes” est bien plus rassurant ! Mais il n’empêche que changer de nom et d’image n’enlève pas la toxicité ni la dangerosité de la chose.
Supprimer l’usage des pesticides c’est aller à l’encontre de très puissants lobbies. C’est se mettre à dos une industrie très juteuse qui a des moyens financiers considérables, tellement considérables qu’elle a le pouvoir de faire pression sur les politiques.
La Terre est malade, et nous aussi, très probablement. C’est un fait qu’il est dangereux, voire criminel, de nier. Pour autant, ne soyons pas défaitistes, car tout n’est pas perdu ! Il existe des solutions et elles sont très simples. Certes, cela va nous obliger à faire des choix. Des choix qui vont bouleverser notre mode de vie. Des choix qui, pour un grand nombre d’entre nous, s’apparenteront plutôt à des sacrifices… Mais nous DEVONS faire ces choix. Pour nos enfants. Pour la planète. STOPPONS la folie du caddie, ARRÊTONS de consommer idiot ! Privilégions les produits de proximité et de saison. Privilégions les produits en provenance de l’agriculture naturelle dite “biologique”. Limitons notre consommation à ce qui est utile et nécessaire à notre organisme et non à notre… gourmandise.
C’est vrai, les produits issus de l’Agriculture Biologique sont plus chers que les produits “traditionnels” que l’on trouve dans les grandes surfaces. Mais à votre avis, qu’est-ce qui est le mieux : acheter des aliments gorgés de poisons ou bien dépenser quelques euros de plus pour manger sain ? Moi, j’ai fait mon choix, et vous ?
Et puis, à bien y réfléchir, on se rend compte que l’aspect financier est un faux problème car en achetant moins cher tout de suite, on dépense bien plus après :
- Pour financer les subventions qui viennent en aide aux agriculteurs, on augmente les impôts.
- Les frais médicaux sont de plus en plus fréquents et de plus en plus nombreux.
- Afin de combler le “trou de la sécu”, on nous ponctionne de plus en plus sur nos salaires.
- La sur-consommation est devenue une habitude.
Quelques vidéos glanées sur le net :
Certaines vidéos sont longues. Cependant, je vous encourage à prendre le temps de les visionner. Elles sont vraiment intéressantes et très enrichissantes, notamment celles en 7 parties “Revitalisation de la terre” de Claude Bourguignon.
Partie 2/3 - 15 minutes
Partie 3/3 - 15 minutes
Partie 3/7 - 18 minutes
Partie 4/7 - 19 minutes
Partie 5/7 - 20 minutes
Partie 6/7 - 20 minutes
Partie 7/7 - 15 minutes
au petit colibri nouvelle version
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Pour aller plus loin dans les bouquins :
- Pesticides : Révélations sur un scandale français - Fabrice Nicolino et François Veillerette - Éditions Fayard - ISBN : 978-2213629346
- Pesticides, le piège se referme - François Veillerette - Éditions Terre Vivante - ISBN : 978-2904082962
- Pesticides : impacts environnementaux, gestion et traitements - Mehmet Ali Oturan, Jean-Marie Mouchel et Josette Fournier - Éditions Presses Ponts et Chaussées - ISBN : 978-2859784317
- Avant qu’il ne soit trop tard - Dominique Belpomme - Éditions Fayard - ISBN : 978-2213625980
- Les pesticides dans le sol : Conséquences agronomiques et environnementales - Raoul Calvet - Éditions France Agricole - ISBN : 978-2855571195
- Une femme contre les pesticides : Une vie, un combat - Estelle Cintas - Éditions Sang de la Terre - ISBN : 978-2869851825
- Comment les riches détruisent la planète - Hervé Kempf - Éditions Points - ISBN : 978-2757812167
- Jardiner écologique : Sans pesticide - Eric et Tina Masson - Éditions Eyrolles - ISBN : 978-2212122541
- Parasites : les traitements bio - Victor Renaud - Éditions Rustica - ISBN : 978-2840385196
- Compost et paillage au jardin. Recycler, fertiliser - Denis Pépin - Éditions Terre vivante - ISBN : 978-2914717007
- Purin d’ortie et compagnie - Bernard Bertrand, Jean-Paul Collaert et Eric Petiot - Éditions de Terran - ISBN : 978-2913288652
Pour aller plus loin sur le web :
- Mouvement pour le Droit et le Respect des Générations Futures
- Observatoire des Résidus de Pesticides
- Laboratoire d’Analyse Microbiologique des sols
- Pesticides, révélations sur un scandale français
- Pesticides non merci
- Info pesticides
- www.agriculture-durable.org
Et sur Lisle sur Tarn, le blog :
Pour aller plus loin devant la télé :
- Nos enfants nous accuserons, par Jean-Paul Jaud
- Bioattitude sans Béatitude, d’Olivier Sarrazin
Sans oublier deux autres films intéressants abordant les problèmes de pollution liés à des firmes américaines.
- Préjudice, par Steven Zaillian
- Erin Brockovich, seule contre tous, par Steven Soderbergh
Sources : Wikidédia et www.mdrgf.org.
Photo : Charles O’Rear et François Darnez - Les petits lézards.
























Une réaction
Un internaute m’a fait part ce matin d’un article publié récemment dans le quotidien La Dépêche : http://www.ladepeche.fr/article/2009/05/16/607207-Salvagnac-Traitement-des-cultures-par-helicoptere-une-habitante-incommodee.html
Je laisse chacun se faire une opinion…
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