Gaillac : 10ème Journée Internationale des Femmes
10ème Journée Internationale des Femmes
Du 3 mars 2012 au 10 mars 2012
Gaillac
10ème Journée Internationale des Femmes à Gaillac et à Brens
Samedi 3 mars à 20h30 – Rodinka : Concert de chants et musiques slaves, tziganes et klezmer – Auditorium Dom Vayssette de Gaillac – 8€/5€
Après « Tara Fuki » en mars 2006, voici à nouveau un groupe tchèque : Rodinka – qui signifie « petite famille » – réunit cinq femmes et filles de la même famille Hejna originaire de la région de Prague : Drahomira et Dita (à l’accordéon et au chant), Stania (au chant et à la percussion), Kristyna et Mariana, (au violon et au chant) nous entraînent, avec leur enthousiasme communicatif, dans leur voyage musical à travers les différentes composantes humaines de la Tchécoslovaquie d’avant-guerre : tchèque, morave, slovaque, mais aussi tzigane et juive.
Jeudi 8 mars, à 20h30 – Film-débat avec « Paroles de femmes » : « Où va la nuit » de Martin Provost - Cinéma Imagin’ L’Olympia de Gaillac
Martin Provost a adapté le roman de Keith Ridgway, « Mauvaise pente », qui reçut le Prix Femina étranger et le Prix du 1er roman étranger en 2001. Parce qu’elle a été trop longtemps victime, Rose Mayer décide de prendre son destin en main et se délivre à sa façon de l’emprise d’un mari violent. Comme dans « Séraphine », c’est Yolande Moreau qui porte le film par son jeu exceptionnel.
Samedi 10 mars à partir de 14h30 – Espace Socioculturel de Brens – participation libre
- Visite des stands associatifs et des expositions (artistique et documentaire) : « A l’eau de rose » de Carole Aubert, « Il n’y a pas d’avenir sans mémoire : Un camp pour femmes : Brens, 1942-1944 »
- Théâtre : « Stabat mater furiosa » de Jean-Pierre Siméon, mise en scène de Patrick Pezin, avec des élèves de l’Ecole de l’Acteur de Toulouse.
C’est l’histoire d’une femme qui se tient debout pour résister contre tous les mécanismes de la haine et de la violence. C’est un cri violent contre la guerre, contre l’homme de guerre mais c’est aussi un chant d’espoir qui affirme avec vitalité la possibilité d’une rémission.
« Je rêve d’un texte qui règle son compte à l’homme de guerre, cet éternel masculin. Parole d’une femme, libérée autant qu’il se peut du dolorisme que lui assignent des conventions millénaires, parole dressée en invective brutale et sans rémission face au meurtre perpétuel. Stabat mater Furiosa, donc ; et non point Dolorosa… A d’autres le pathétique qui s’accommode de la fatalité. Je veux une parole comme l’effet d’une conscience excédée, noir précipité du malheur, de la raison et de la colère. Non pas un cri qui comble le silence sur les ruines mais qui accuse le vide. Seul l’excès d’une conscience à bout d’elle-même est à la mesure de ce défaut d’humanité qui depuis l’aube des temps donne lieu et emploi à la mâle ivresse de la tuerie. Je rêve d’une parole dont on ne se remet pas, non en raison de sa violence mais parce qu’elle porte en elle une évidence sans réplique. » Jean – Pierre Siméon - « Du lange au linceul » sur le pour thème des femmes et du tissu, par « Paroles de femmes »
Cette animation a été composée par les femmes de l’atelier d’écriture de « Paroles de femmes » à partir de leurs textes ayant pour thème les femmes et le tissu. - Présentation par Anita Rind de son livre « Ainsi étions-nous » (Editions Gaussen, 2010) accompagnée par une lecture des « Amis de la poésie » avec Pascal Demonsant, aux clarinettes.
Dans ce livre, Anita Rind retrace le destin tragique des nombreux membres de sa famille disparus dans les camps d’extermination nazis. Pendant trente ans, elle a mené avec obstination une quête douloureuse dans différents fonds d’archives principalement en République tchèque où vivait avant la guerre l’ensemble de sa famille à l’exception de ses propres parents. L’ampleur du désastre constatée au fil de voyages à Prague, dans le camp de Terezín et sur les lieux de naissance en Bohême de son père et de sa mère l’a bouleversée. Née elle-même en France, en 1929, l’auteure a échappé ainsi que ses parents, sa jumelle et son frère aux persécutions antisémites du régime de Vichy. Dans un contrepoint saisissant avec l’anéantissement de sa famille tchèque, elle fait le récit de ces années noires où ils ont vécu, séparés et cachés dans des institutions religieuses ou chez des paysans dans le sud de la France. « Ainsi étions-nous » mêle avec sensibilité, mais sans pathos ni ton vindicatif, la recherche historique et la reconstitution de la vie quotidienne dans la France occupée, à Marseille, à Tarbes, en Avignon, à Carmaux. Ce livre se veut aussi un hommage à des êtres disparus à qui l’auteure a tenu à rendre leur dignité. Editions Gaussen, 2010 - Création chorégraphique de la Cie Apsara sur la vie des femmes internées dans le camp de Brens entre février 1942 et juin 1944 : « Les indésirables » de Lucie Valatx.
Après les créations chorégraphiques de mars 2008 : « Aux délices d’Angèle » de Françoise Bettini et « Gel » d’Anna Pietsch, c’est au tour de Lucie Valatx de nous proposer cette nouvelle création sur la vie des femmes internées dans le camp de Brens, près de Gaillac, entre février 1942 et juin 1944. L’artiste s’est inspirée des archives mises à sa disposition par « l’Association pour Perpétuer le Souvenir des Internées des Camps de Brens et de Rieucros ». - Apéritif offert par la Municipalité de Brens
Organisée par « l’Association pour Perpétuer le Souvenir des Internées des Camps de Brens et de Rieucros », en partenariat avec l’association « Paroles de femmes » et le « Printemps des Poètes
Renseignements
Site Internet : apsicbr.free.fr
Contact : Réservations OT : 05 63 57 14 65
Source, affiche et photos : Communiqué de l’Association pour Perpétuer le Souvenir des Internées des Camps de Brens et de Rieucros et villagenda
Photo Les indésirables : © Raynaud Photo

































